La notion de Shin Gi Taï doit être comprise comme une dynamique dans laquelle les trois éléments interagissent. C’est une sorte de spirale d’évolution qui fonctionne selon le principe suivant :

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Les exercices nécessaires à l’étude de la technique (GI) améliorent progressivement la condition physique (souplesse, endurance…)
Si le corps (TAÏ) commence à changer, l’état d’esprit et les sentiments (SHIN) changent aussi (confiance, détermination, humilité et tolérance…)
Si le cœur et l’esprit s’ouvrent davantage, la technique (GI) évolue et s’affine, ce qui provoque de nouveaux changements des éléments TAÏ puis SHIN, et ainsi de suite.

 But de l’association:

Développer, étudier et pratiquer le Shiatsu pour tout public dans le respect de la tradition Japonaise

 Objectifs:

Trouver l’équilibre physique et mental ainsi que l’épanouissement par la pratique régulière du Shiatsu ; la maîtrise de la technique par le travail, l’habileté née de la pratique.

 Shiatsu:

Le ministère Japonais de la santé a reconnu officiellement le Shiatsu comme médecine à part entière en 1955. La définition que donne le gouvernement japonais est la suivante :

« Le Shiatsu est un traitement qui utilise les pouces et les paumes des mains pour faire pression en certains points du corps humain afin de corriger ses irrégularités et de conserver ou d’améliorer sa santé »

L’école la plus reconnue au Japon( agréée par le ministère de la Santé Publique) est la « Nippon Shiatsu School », dirigée par le grand maître « Tokushiro Namikoshi »

En mai 1997, la commission européenne l’identifiait comme une des huit méthodes de médecine complémentaire.

Comme la plupart des disciplines traditionnelles orientales (Yoga, Taï-Chi Chuan, Arts Martiaux…), le Shiatsu apporte un élément de réponse aux problèmes de la vie quotidienne dans notre société occidentale. En Japonais Shiatsu vient de SHI (doigt) et ATSU (pression), cette discipline utilise en effet principalement les mains pour effectuer diverses formes de pressions le long des canaux énergétiques méridiens, ou sur des points particuliers du corps tsubos, à cela s’ajoute la mobilisation douce des articulations.

Particulièrement efficace dans la lutte contre le stress et les problèmes de communication, le Shiatsu représente un véritable art de vivre fondé sur des principes de vie saine favorisant l’hygiène mentale et physique, l’harmonie de l’esprit et du corps, l’attitude de l’individu dans la société et son environnement.

Le Shiatsu active la circulation du KI (force vitale), stimulant le pouvoir naturel de guérison.

Il est de ce fait efficace dans des dysfonctionnements les plus divers, y compris ceux liés aux relations humaines :

  • Retrouver le calme, le sommeil, la capacité à récupérer, le dynamisme ;
  • Etre moins vulnérable aux tensions et évènements extérieurs ;
  • Prévenir les états dépressifs, les effets du stress ;
  • Résorber les gênes musculaires et articulaires ;
  • Restaurer l’énergie ;
  • Apprendre à mieux se connaître en révélant les tensions les plus profondes liées au psychisme.

 L’art du toucher:

Le toucher peut nous aider à mieux gérer notre vie et à nous remettre en accord avec nous-mêmes. Les problèmes sont inscrits dans le corps ; le Shiatsu est un outil efficace et une grande aide pour optimiser le processus d’auto guérison.

Notre corps révèle les traumatismes passés et la personnalité actuelle, les sentiments vécus et les sentiments refoulés… Le corps révèle la personne, il est la personne ! Il me dit si je me respecte, il me dit si je m’accepte, si j’aime ma vie !

Nous stockons dans notre corps une multitude d’émotions plus ou moins intenses que nous ne manifestons pas, des contrariétés du quotidien aux déceptions d’enfance les plus anciennes. L’expression émotionnelle semble en effet obéir à un cycle d’une vingtaine de minutes. Le savoir-faire du thérapeute est un savoir être. Le donneur doit développer une qualité de toucher qui « traverse le corps » pour s’adresser à l’âme, à ses souffrances. La technique laisse passer une énergie et c’est une ouverture à une autre dimension de conscience. Les tensions correspondent aux difficultés de vie de la personne. En les relâchant, le donneur aide la personne dans sa vie. Que de souffrances, que d’insatisfactions, que de besoins refusés dans ces dos, ces cous, ces ventres !

Nos tensions corporelles, nos douleurs sont autant de signes que nous sommes en désaccord avec nous-mêmes, que nous devons envisager autrement notre avenir. Le toucher du corps s’adresse aussi au psychisme (le corps et le psychisme sont indissociablement liés). La détente, le rééquilibrage du fonctionnement du corps, la réparation des manques affectifs qu’apporte un Shiatsu de qualité se traduisent naturellement par une plus grande confiance en soi et une plus grande aisance dans les relations avec les autres.

Il peut y avoir en même temps une forte demande et des réticences à être touché. Ne pas vouloir être touché, c’est d’une certaine manière avoir peur de l’autre. La personne qui a du mal à recevoir, a peut-être vécu des expériences pénibles dans son enfance ou n’a pas reçu l’affection dont elle avait besoin. C’est un peu comme soigner une blessure ; le donneur doit agir avec précaution et de façon progressive pour « réparer » le passé et redonner confiance au receveur.

A noter l’importance capitale de la respiration car notre manière de respirer est en relation très intense avec notre vie émotionnelle. Chaque émotion, chaque sentiment, chaque état intérieur correspond à un schéma respiratoire bien précis.

La région abdominale est le réceptacle de votre lumière intérieure, le siège de vos réalisations.
Les sentiments que vous y engrangez affectent votre force et votre éclat.
Donc je respire et relâche consciemment mon ventre, voyant et ressentant ma lumière intérieure qui brille d’un grand éclat.

 Les grands Maîtres:

  • Tokushiro Namikoshi Tokujiro Namikoshi crée le shiatsu, son fils Toru a appris la chiropraxie aux États-Unis. Si bien que, dans le shiatsu, s’établit dès lors une relation entre la colonne vertébrale et les viscères. Ce type de shiatsu est accessible avec une relative aisance car il peut se passer de références à la Chine et à sa médecine, et se concentrer sur la technique du soin. Il est le shiatsu des origines, avant tout une technique de toucher.

  • Shizuto Masunaga Dés l’âge de treize ans S.Masunaga est initié aux différentes techniques de Shiatsu. En 1949, il est diplômé de psychologie et poursuit ses études de thérapeute. En 1959 il donne des cours de psychologie à l’académie japonaise de Shiatsu. Il fonde le « IOKAÏ » en 1960, puis ouvre l’institut Iokaï à Tokyo 8 ans plus tard. Il enseignera le Shiatsu des méridiens basé sur sa propre théorie au Japon , mais également à l’étranger (Hong-Kong, Corée, Canada, USA, Europe).
  • Wataru Ohashi Issu de l’enseignement de Shizuto Masunaga et de T.Namikoshi , Wataru Ohashi enseigne l’art du Shiatsu aux USA. Ainsi il a crée l’école « Ohashiatsu ». Ohashi signifie en Japonais « le grand pont », ses techniques intègrent les bases des arts martiaux japonais considérant avant tout qu’une bonne santé physique et un bon équilibre mentale sont indispensables pour pratiquer un bon Shiatsu.

 La tradition:

  •  Le MOKUSO (ou méditation) Le Mokuso s’effectue au tout début et en fin de séance. Cet exercice permet de se concentrer et de parvenir au calme intérieur nécessaire à la pratique du Shiatsu. Le pratiquant prend une position de Zazen (Seiza), base de la méditation Zen.

  • Le SALUT Au Japon, le cérémonial est très important, le salut aux maîtres (ceux qui nous ont transmis leur savoir) et aux enseignants est une marque de reconnaissance et de respect. Comme le Mokuso, le salut se fait en début et en fin de cours.

Style de la pratique Shiatsu de l’association:

La pratique Shiatsu de l’association est à dominante Ohashi.
Son style, qui trouve son origine dans les concepts des pratiques de Namikoshi et de Masunaga, intègre les bases de la pratique des arts martiaux Japonais. Cela signifie avant tout qu’un praticien doit montrer un état d’équilibre physique et mental parfait (ou presque !). Aussi l’entraînement du Shiatsu intègre une préparation physique adaptée à la pratique par exemple : travail spécifique visant au développement du « Hara » ou renforcements musculaires et articulaires au niveau des doigts pour une pression optimale.